TSMC impacté par les restrictions d’exportation de la Chine ?

Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont conduit à des restrictions sur les exportations de certains matériaux essentiels à la fabrication de puces.  Quel en sera l’impact sur la production de TSMC ? Cet article examine la situation actuelle et les possibles répercussions sur l’industrie des smartphones. Les restrictions chinoises sur les matières premières Le gouvernement chinois a récemment restreint les exportations de germanium et de gallium, deux matériaux cruciaux pour la fabrication de puces électroniques. Cette décision a suscité des inquiétudes quant à son impact sur les fabricants de smartphones.  L’évaluation de TSMC : TSMC a effectué une évaluation approfondie de la situation et conclut que les restrictions à l’exportation de gallium et de germanium n’affecteront pas significativement sa production. La société continuera toutefois de surveiller étroitement la situation. Bien que le gouvernement chinois ait indiqué que ces restrictions pourraient ne constituer qu’un début, TSMC reste confiant quant à la stabilité de sa production à court terme. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine : Les restrictions à l’exportation de la Chine sont principalement liées aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Des négociations sont prévues entre les deux pays, et une résolution favorable pourrait conduire à la levée des restrictions. Malheureusement, il est également envisageable que les tensions s’aggravent et que de nouvelles restrictions soient imposées à l’avenir. Diversification des sources d’approvisionnement : Certaines entreprises qui dépendent des matériaux restreints en provenance de Chine peuvent éviter les problèmes majeurs grâce à la diversification de leurs sources d’approvisionnement. En se tournant vers d’autres pays tels que l’Allemagne, le Japon et même les États-Unis. Rumeurs concernant Apple : Indépendamment des restrictions à l’exportation, des rumeurs circulent selon lesquelles Apple prévoit d’augmenter le prix de son prochain smartphone phare, l’iPhone 15 Pro Max. Cette augmentation de prix pourrait être justifiée par des coûts de production plus élevés liés aux restrictions à l’exportation de la Chine. Les consommateurs devront donc peut-être s’attendre à un prix plus élevé pour cet appareil attendu à l’automne 2023. En conclusion Bien que la Chine ait imposé des restrictions à l’exportation de matériaux essentiels à la fabrication de puces, TSMC affirme que cela n’affectera pas la production d’Apple à court terme. La situation reste cependant instable, avec des négociations commerciales en cours entre les États-Unis et la Chine. Les entreprises peuvent atténuer les impacts potentiels en diversifiant leurs sources d’approvisionnement. Dans l’ensemble, l’industrie des smartphones, y compris Apple, continue de surveiller attentivement l’évolution de la situation pour s’adapter aux changements éventuels.   Source : Siecledigital.fr               Auteur : Benjamin Terrasson

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Prix des composants électroniques : trop cher ?

Les usines de semi-conducteurs, ces lieux technologiques hautement complexes, suscitent un intérêt croissant au sein de l’industrie électronique. Avec des investissements colossaux atteignant des sommets inégalés, des questions se posent quant aux raisons de ces coûts extravagants. Dans cet article, nous plongerons dans le monde des semi-conducteurs et tenterons de comprendre les facteurs qui contribuent à ces dépenses monumentales. Le coût exorbitant des usines de semi-conducteurs : Analyse d’un investissement colossal Au cœur de l’investissement, on retrouve des géants comme Intel, qui a récemment annoncé une injection de 50 milliards de dollars dans la construction de deux usines. Ce chiffre impressionnant est loin de passer inaperçu, surtout lorsque l’on compare avec le passé où une usine de puces coûtait environ une dizaine de milliards de dollars. En seulement trente ans, le prix de construction a triplé. Le processus de fabrication de semi-conducteurs est extrêmement délicat. Il se déroule dans des environnements hautement contrôlés appelés « salles blanches », où même une infime quantité de poussière pourrait compromettre la production. Les ouvriers doivent porter une tenue de cosmonaute pour prévenir toute contamination. Au cœur de ce processus, une galette de silicium doit être gravée avec une précision inégalée, des lignes de quelques nanomètres à peine, soit un milliardième de mètre. Cela exige une technologie de pointe et des machines d’une complexité et d’un coût extrêmes. Pour produire environ 400 millions de pièces, une usine doit occuper une surface équivalente à trois terrains de football et mobiliser une main-d’œuvre de 7 000 personnes. L’un des principaux défis dans la construction de ces usines réside dans la nécessité de maintenir une stabilité absolue pour les machines de gravure. La moindre vibration ou perturbation peut entraîner des erreurs coûteuses. Pour cette raison, les usines doivent être construites sur un coussin d’air pour réduire les risques de tremblements indésirables. Même le choix de l’emplacement des usines devient crucial, évitant les infrastructures de transport qui pourraient engendrer des secousses nuisibles aux salles blanches. Malgré ces coûts mirobolants, les investissements dans les usines de semi-conducteurs s’avèrent être très rentables. Avec la révolution numérique en cours, la demande de composants électroniques de pointe ne cesse de croître, incitant les fabricants tels qu’Intel et ses concurrents à produire en continu 24H/24. La mutualisation des coûts, en produisant également pour des concepteurs de puces, contribue à amortir les dépenses. Ces fabricants, ne possédant pas leurs propres usines, dépendent des fournisseurs comme Intel pour la production. En outre, dans certains pays comme Israël, l’Allemagne et la France, le gouvernement subventionne massivement ces investissements, injectant des milliards d’euros. Pour soutenir le développement des usines de semi-conducteurs. Cette initiative vise à stimuler l’innovation technologique et à réduire le risque pour les entreprises privées. Les contribuables de ces pays soutiennent ainsi activement le secteur des semi-conducteurs. En conclusion En conclusion, les usines de semi-conducteurs représentent un investissement colossal, justifié par la complexité du processus de production et la demande croissante de composants électroniques. La technologie de pointe nécessaire pour fabriquer ces semi-conducteurs impose des coûts élevés, mais le marché porteur et les subventions gouvernementales contribuent à la rentabilité de ces investissements. La course à l’innovation et la croissance continue des appareils électroniques soutiennent ainsi le développement de cette industrie florissante.

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Pénurie de gallium ? Quelles restrictions pour l’Europe ?

La Chine a récemment pris des mesures drastiques pour riposter aux restrictions américaines sur les exportations de puces. En limitant l’exportation de gallium et de germanium, deux métaux rares essentiels dans la fabrication de semi-conducteurs, de panneaux solaires et de fibre optique, la Chine cherche à protéger sa « sécurité nationale » et à envoyer un avertissement clair à Washington. Cette décision pourrait cependant entraîner une hausse des prix et perturber l’industrie mondiale. Examinons de plus près les implications de cette riposte chinoise. La Chine riposte aux sanctions américaines en limitant l’exportation de métaux rares : Quelles conséquences pour l’industrie mondiale ? À partir du 1er août, les exportations de gallium et de germanium seront soumises à une autorisation administrative délivrée par le ministère chinois du commerce. Les producteurs devront fournir des informations détaillées sur leurs clients et l’utilisation prévue de ces métaux. Ces mesures sont justifiées par la volonté de préserver la « sécurité nationale » et de se protéger d’éventuelles sanctions de l’Organisation mondiale du commerce. Conséquences sur l’industrie mondiale L’impact de ces mesures sur la chaîne de production dépendra du nombre d’autorisations accordées par les autorités chinoises. À court terme, il est prévu que d’autres producteurs prendront le relais de la Chine pour éviter une perturbation majeure de l’approvisionnement. Cependant, cette transition pourrait entraîner une hausse des prix, car les nouveaux fournisseurs pourraient ne pas être en mesure de répondre immédiatement à la demande croissante. De plus, cette décision chinoise intervient à un moment critique, alors que Janet Yellen, la secrétaire américaine au Trésor, se rend en visite à Pékin. Les États-Unis souhaitent étendre les restrictions sur les exportations de puces pour freiner la concurrence chinoise dans le domaine de l’intelligence artificielle. La Chine rappelle ainsi qu’elle possède également des « armes commerciales » pour riposter aux actions américaines. Les enjeux économiques et géopolitiques La restriction de l’exportation de métaux rares par la Chine souligne l’importance de ces matériaux dans l’industrie mondiale des technologies de pointe. Les semi-conducteurs, les panneaux solaires et la fibre optique sont des composants essentiels pour de nombreux secteurs, y compris l’informatique, les télécommunications et l’énergie renouvelable. Cette escalade des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis met en évidence les enjeux économiques et géopolitiques qui se cachent derrière l’industrie des semi-conducteurs. Les deux pays cherchent à protéger leurs intérêts nationaux et à renforcer leur position dominante dans un secteur stratégique qui façonne l’avenir de la technologie. Conclusion En conclusion, la Chine riposte aux sanctions américaines en limitant l’exportation de gallium et de germanium. Cette décision vise à protéger sa « sécurité nationale », mais elle pourrait avoir des répercussions sur l’industrie mondiale. La hausse des prix et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement sont des défis auxquels le secteur des technologies devra faire face. Dans ce contexte, il est crucial que les pays trouvent des solutions pour assurer un approvisionnement stable et équilibré en métaux rares afin de favoriser l’innovation et la croissance économique à l’échelle mondiale.

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STMicroelectronics et Sanan Optoelectronics : Un partenariat pour l’essor du carbure de silicium en Chine

STMicroelectronics, une entreprise leader dans le domaine des semiconducteurs, et Sanan Optoelectronics, un acteur clé du marché des semiconducteurs composés en Chine, ont récemment annoncé la création d’une co-entreprise axée sur la production de composants en carbure de silicium (SiC). Cette collaboration stratégique vise à répondre à la demande croissante en Chine pour des composants SiC utilisés dans l’électrification automobile et les applications d’énergie et de puissance pour l’industrie. La mise en place d’une nouvelle usine de carbure de silicium ainsi que la production de substrats SiC permettront à STMicroelectronics de fournir une chaîne de valeur intégrée verticalement à ses clients chinois. Une alliance stratégique pour répondre à la demande croissante dans l’industrie des semiconducteurs. STMicroelectronics (STM), une entreprise suisse reconnue dans le secteur des semiconducteurs, et Sanan Optoelectronics, une société chinoise spécialisée dans les semiconducteurs composés, ont récemment annoncé la signature d’un accord visant à établir une co-entreprise pour la production de composants en carbure de silicium (SiC). Cette initiative stratégique reflète l’importance croissante du carbure de silicium dans diverses applications, telles que l’électrification automobile et les systèmes d’énergie et de puissance pour l’industrie. La Chine, en tant que marché en pleine expansion dans les domaines de l’automobile et de l’industrie, constitue une cible clé pour STMicroelectronics. Avec cette co-entreprise, l’entreprise suisse souhaite renforcer sa présence sur le marché chinois et répondre à la demande croissante de ses clients. La production en Chine permettra également de réduire les coûts de transport et de faciliter la collaboration avec les partenaires locaux. La co-entreprise, qui sera basée à Chongqing, en Chine, produira des composants SiC exclusivement pour STMicroelectronics. Ces composants seront fabriqués en utilisant la technologie de pointe développée par ST pour les procédés de fabrication SiC. Sanan Optoelectronics, de son côté, construira une usine de production de substrats SiC de 200 mm pour répondre aux besoins de la co-entreprise. La mise en place de cette co-entreprise représente un investissement considérable, avec un montant total estimé à environ 3,2 milliards de dollars. Sur ce montant, environ 2,4 milliards de dollars seront alloués aux dépenses d’investissement (capex) au cours des cinq prochaines années. Le financement de ce projet sera assuré par des contributions financières de STMicroelectronics et Sanan Optoelectronics, ainsi que par un soutien du gouvernement local et des prêts accordés à la co-entreprise. Cette collaboration stratégique entre STMicroelectronics et Sanan Optoelectronics permettra à STMicroelectronics de proposer une chaîne de valeur complètement intégrée verticalement pour le carbure de silicium à ses clients chinois. La nouvelle usine de production de  carbure de silicium en Chine, combinée à l’unité ‘front-end’ de la co-entreprise et au site ‘back-end’ existant de ST à Shenzhen, offrira une capacité de production complète et répondra aux besoins de ses clients dans le pays. Jean-Marc Chéry, Président du Directoire et Directeur Général de STMicroelectronics, a souligné l’importance de cette co-entreprise pour la croissance de l’entreprise : « Cette initiative est cohérente avec l’ambition de ST d’atteindre un chiffre d’affaires de 20 milliards de dollars et au-delà d’ici 2025-2027 et avec le modèle financier associé précédemment communiqués aux marchés financiers. » En conclusion En conclusion, la création de cette co-entreprise entre STMicroelectronics et Sanan Optoelectronics marque une étape majeure dans le développement de l’écosystème du carbure de silicium en Chine. Elle permettra à STMicroelectronics de renforcer sa position sur le marché chinois et de répondre à la demande croissante en composants SiC pour l’électrification automobile et les applications d’énergie et de puissance pour l’industrie. Grâce à cette collaboration stratégique, STMicroelectronics se positionne favorablement pour atteindre ses objectifs financiers ambitieux et pour saisir les opportunités offertes par le marché chinois en pleine expansion. Source : www.itespresso.fr 

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La pénurie de composants électroniques met la Renault Zoe en pause

Depuis 2019, la pénurie mondiale de composants électroniques a causé des perturbations dans de nombreux secteurs industriels, impactant les ventes de produits électroniques et mettant à rude épreuve la chaîne d’approvisionnement. Bien que cette crise ait commencé à se résorber avec l’expansion des capacités de production, l’industrie automobile continue de faire face à des difficultés persistantes. C’est notamment le cas pour la célèbre Renault Zoe, dont la production va être interrompue pendant plusieurs semaines au cours du mois de juin. Impacts sur l’industrie automobile et les actions de l’Europe pour y remédier Cette pénurie affecte directement l’usine Renault de Flins, où la Zoe est assemblée. En raison du manque de composants électroniques, les activités liées au montage, à la peinture et à la tôlerie du véhicule seront à l’arrêt, à l’exception d’un personnel désigné par la hiérarchie. En conséquence, les 355 employés travaillant sur la ligne de production de la Zoe seront mis en chômage technique ou en activité partielle de longue durée. Cette situation découle d’une crise générale touchant les composants électroniques et les semi-conducteurs. Face à ces difficultés persistantes, l’Europe prend conscience de ses vulnérabilités en matière de production de composants électroniques et met en œuvre des initiatives de relocalisation. Afin d’assurer sa souveraineté en matière de production et de sécuriser ses approvisionnements, l’Europe s’équipe en usines de fabrication de semi-conducteurs. Des géants de l’industrie tels que Intel et TSMC prévoient de construire de nouvelles installations en Allemagne, en Italie et en Europe, grâce au financement du Chips Act européen, qui mobilise 43 milliards d’euros pour soutenir les usines et les technologies des semi-conducteurs. En France, un projet d’extension du site de Crolles, situé dans la région grenobloise et porté par STMicroelectronics et GlobalFoundries, bénéficiera d’une aide publique de 2,9 milliards d’euros du gouvernement français. En contrepartie, cette usine devra réserver 5% de sa production à l’industrie nationale. Ces initiatives visent principalement à produire des composants sur des noeuds de gravure plus avancés et matures, capables de répondre à la demande de l’industrie automobile en termes de quantité. Malgré les efforts déployés pour résoudre la crise des composants électroniques, il est clair que cette pénurie continue d’avoir un impact significatif sur la production automobile. Les constructeurs automobiles doivent faire face à des ajustements temporaires et mettre en place des mesures pour minimiser les perturbations. Dans le cas de la Renault Zoe, l’arrêt de la production souligne l’importance de trouver des solutions durables pour assurer la disponibilité des composants électroniques et garantir une production automobile fluide et ininterrompue. La pénurie mondiale de composants électroniques persiste, mais les actions entreprises par l’Europe pour renforcer sa production de semi-conducteurs laissent entrevoir une lueur d’espoir. En investissant dans de nouvelles usines et en encourageant la relocalisation, l’Europe vise à réduire sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers et à renforcer sa compétitivité sur le marché mondial des composants électroniques. La crise actuelle a également suscité une prise de conscience de l’importance de la coopération internationale et de la diversification des sources d’approvisionnement en composants électroniques. Les acteurs de l’industrie automobile, les fabricants de composants électroniques et les gouvernements travaillent ensemble pour trouver des solutions à long terme afin de prévenir de telles crises à l’avenir. En conclusion, la pénurie de composants électroniques continue de perturber l’industrie automobile, avec la Renault Zoe comme dernier exemple en date. Bien que des efforts considérables soient déployés pour résoudre cette crise, il est essentiel de trouver des solutions durables pour garantir la disponibilité des composants électroniques et assurer une production automobile stable. La mise en place d’une production européenne renforcée de semi-conducteurs et la coopération internationale sont des pistes prometteuses pour surmonter cette crise et prévenir les perturbations futures.

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Un premier trimestre record pour le marché français des semiconducteurs

Au premier trimestre 2023, le marché français des semiconducteurs a connu une croissance exceptionnelle, enregistrant un montant de facturations record de 738 M€, selon les données fournies par Acsiel Alliance Electronique. Cette performance marque le sixième trimestre consécutif de croissance pour le secteur, démontrant ainsi la vitalité de l’industrie des semiconducteurs en France. Cet article explore les facteurs qui ont contribué à cette croissance, ainsi que les perspectives d’avenir pour le marché français. Une croissance soutenue malgré quelques disparités : La croissance de 2% par rapport au quatrième trimestre de l’année précédente est attribuée principalement aux ventes réalisées via le canal de distribution, qui ont augmenté de 15%. En revanche, les ventes directes au client final ont connu un léger recul de 4%, bien que les marchés de l’automobile et de l’industrie aient enregistré une croissance d’environ 10%. Sur une base annuelle, le marché français des semiconducteurs a enregistré une croissance de 29% par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Supériorité du marché français par rapport aux marchés européen et mondial : Bien que le rythme de croissance ait légèrement ralenti par rapport aux trimestres précédents, le marché français des semiconducteurs reste supérieur à la moyenne européenne et mondiale. Selon les données du WSTS, le marché européen a enregistré une croissance séquentielle de 3,1% en dollars au premier trimestre, tandis que le marché français a connu une croissance de 7,6% en dollars, ce qui représente un écart d’environ 5 points de pourcentage en raison de l’évolution des taux de change €/$ entre les deux périodes. En revanche, le marché mondial a reculé de 8,7% en dollars au premier trimestre. Facteurs de la surperformance du marché français : Acsiel Alliance Electronique attribue la performance supérieure du marché français des semiconducteurs à la prédominance des secteurs de l’industrie et de l’automobile, qui représentent respectivement 40% et 32% du marché total. Ces segments sont structurellement en croissance soutenue. De plus, la dynamique des marchés aéronautique/spatial/défense et des cartes à puce contribue également à cette surperformance. L’indice du marché français des semiconducteurs est en constante augmentation depuis deux ans, soutenu par ces segments clés. Déconnexion avec les marchés asiatiques : Contrairement aux tendances observées sur les marchés asiatiques, la croissance du marché français des semiconducteurs n’est pas affectée par la baisse des ventes mondiales de PC et de smartphones. En effet, l’activité dans les secteurs de l’automobile et de l’industrie reste solide en France. Cela souligne la résilience du marché français face aux fluctuations mondiales et renforce la position du pays en tant que leader de l’industrie des semiconducteurs en Europe. Perspectives et préoccupations futures : Bien que la détente observée sur certains marchés mondiaux des semiconducteurs ne soit pas une préoccupation majeure en France, Acsiel Alliance Electronique souligne la présence de niveaux de stocks relativement élevés. Cela pourrait entraîner des déstockages et une baisse de la demande dans les mois à venir. Cependant, le syndicat professionnel tempère ces inquiétudes en soulignant que la dynamique globale du marché français reste solide et que les perspectives à long terme restent favorables. Conclusion : Le marché français des semiconducteurs a enregistré un premier trimestre record en termes de facturations, témoignant de sa vigueur et de sa résilience. La croissance continue du marché, supérieure à celle de l’ensemble du marché européen et mondial, est portée par les secteurs industriels, automobiles, aéronautiques/spatiaux/défense et des cartes à puce. Malgré les défis posés par les fluctuations mondiales et les niveaux de stocks élevés, l’industrie des semiconducteurs en France reste optimiste quant à ses perspectives d’avenir. En tant que leader de l’industrie en Europe, le marché français est bien positionné pour tirer parti des opportunités offertes par la transformation numérique et l’innovation technologique. Sources :  VIPress.net – L’électronique en clair

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Semi-conducteurs : la Chine s’attaque directement à une entreprise américaine

La Chine riposte aux restrictions commerciales imposées par les États-Unis en prenant pour cible Micron, spécialiste américain de la mémoire. Les tensions dans le secteur des semi-conducteurs atteignent un nouveau niveau de rivalité entre les deux géants technologiques.

La guerre des semi-conducteurs entre la Chine et les États-Unis atteint un niveau critique. La Chine réagit aux restrictions commerciales américaines en ciblant directement Micron, leader américain de la mémoire. Les enjeux économiques et technologiques sont considérables.

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Les défis de la gestion des semi-conducteurs dans l’industrie automobile

Les semiconducteurs, également appelés circuits intégrés ou microprocesseurs, sont la base de tout appareil électronique. Ils permettent d’effectuer une grande variété de tâches complexes dans un espace réduit, comme la détection de la fréquence cardiaque et de l’oxygène dans le sang grâce à une montre connectée. Depuis 70 ans, les semiconducteurs ont permis de réduire la taille, d’augmenter la rapidité et l’efficacité des dispositifs électroniques. LA COMPLEXITÉ CROISSANTE DES SEMI-CONDUCTEURS L’importance des semi-conducteurs dans l’innovation peut être observée dans le secteur automobile. En 1978, la première application d’une unité de commande électronique (ECU) dans une Porsche 911 G Series avait environ huit semi-conducteurs par véhicule. Les modèles actuels ont 50 à 90 unités de commande électronique, contenant jusqu’à 5 000 à 7 000 semi-conducteurs chacune. Les semi-conducteurs sont des matériaux qui peuvent changer leurs propriétés électriques et sont utilisés dans les transistors, qui sont des composants de base pour des dispositifs plus complexes tels que les microcontrôleurs et les processeurs. Les smartphones sont des ordinateurs hautement intégrés qui contiennent environ 60 semi-conducteurs, tandis que les véhicules nécessitent des semi-conducteurs adaptés aux hautes tensions. SITUATION ACTUELLE DU MARCHÉ ET PRÉVISIONS La pénurie de semi-conducteurs, causée entre autres par les verrouillages liés au Covid-19, et de son impact sur l’industrie automobile. Les marques à forte production telles que Toyota ou Stellantis sont plus touchées que les marques premium ou celles de voitures électriques telles que BMW ou Tesla. Le nœud technologique est également expliqué, qui fait référence au processus de fabrication de semi-conducteurs et à ses règles de conception. En général, plus le nœud technologique est petit, plus les transistors sont petits, plus rapides et plus économes en énergie. Une analyse des capacités et des demandes spécifiques à l’automobile montre une pénurie structurelle dans les nœuds technologiques supérieurs à 28 nm jusqu’en 2025, qui affectent principalement les régulateurs de tension, les commutateurs de puissance, la communication, les pilotes de LED et les microprocesseurs matures. Les investissements pour augmenter la capacité de production ne sont engagés que pour les nœuds inférieurs à 90 nm. La croissance du marché mondial des semi-conducteurs est confirmée, en particulier dans le secteur automobile, qui connaît une croissance moyenne annuelle composée de 16,3 % de 2020 à 2025. Les programmes de financement pour augmenter la capacité des semi-conducteurs aideront l’industrie à se relever à long terme, mais la construction d’une nouvelle usine prendra du temps. Il est donc important que les entreprises comprennent leurs propres produits électroniques et prennent le contrôle pour guider leur entreprise au cours des prochaines années. DES SOLUTIONS STRATÉGIQUES POUR SORTIR DE LA CRISE Il y a cinq domaines d’action qui sont expliqués en détail  : 01) Transparence de la chaîne d’approvisionnement et gestion des risques Les lacunes actuelles de nombreuses industries en matière de transparence de la chaîne d’approvisionnement et de gestion des risques concernant les semi-conducteurs. L’industrie automobile est particulièrement touchée par ces lacunes, car elle préfère acheter de larges portées fonctionnelles directement auprès de ses fabricants de composants, qui contrôlent la sélection et l’installation des semi-conducteurs, sans partager cette information avec les fabricants de voitures. La fabrication d’une puce est très longue, impliquant jusqu’à 1 000 étapes de processus et de nombreuses entreprises et installations. Les interruptions de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs (causées par des catastrophes naturelles, des conflits politiques, etc.) ont mis en évidence les approches manquantes de la gestion proactive des risques. Quatre actions nécessaires pour augmenter la transparence et la gestion des risques dans la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs. La première est la transparence des semi-conducteurs intégrés dans les produits achetés. Les deuxième et troisième mesures consistent à augmenter la transparence de la chaîne d’approvisionnement et à créer une base de données pour les semi-conducteurs. La quatrième mesure est la mise en place d’un outil complet de gestion des risques basé sur des données. Les auteurs soulignent que ces actions sont nécessaires pour minimiser les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les pertes économiques. 02) Gérer la complexité de façon responsable La complexité des semi-conducteurs peut être définie par la densité et la variété des circuits intégrés, ainsi que par la diversité de tous les différents semi-conducteurs et leurs variantes utilisés dans un produit ou une organisation. La gestion de la complexité des semi-conducteurs est essentielle pour les fabricants de composants et les constructeurs automobiles, car le nombre de différents semi-conducteurs a augmenté au fil des ans et continuera de le faire à l’avenir. Pour établir une gestion efficace de la complexité au niveau des semi-conducteurs, les entreprises doivent examiner leurs produits sous de nouveaux angles. Comment les constructeurs automobiles peuvent réduire la complexité des semi-conducteurs en réduisant le nombre de variantes pour des volumes plus petits et en regroupant les volumes pour des semi-conducteurs stratégiques. Enfin, l’importance pour les constructeurs automobiles de mener des analyses approfondies pour les semi-conducteurs clés et les fabricants de composants afin de prioriser les semi-conducteurs stratégiques. 03) Ecosystème des semi-conducteurs Les grandes entreprises établissent un écosystème de semi-conducteurs autour de leur organisation pour permettre la collaboration, un accès direct aux parties prenantes et des décisions appropriées. Les entreprises se concentrent sur trois dimensions de collaboration: les conseils d’innovation intersectoriels, le partenariat et la co-conception, ainsi que les accords contractuels ou les incitations. Les organisations doivent élaborer individuellement l’approche de collaboration qui convient le mieux à leur portefeuille de puces. Les entreprises leaders mettent en pratique l’approvisionnement direct et fournissent des prévisions à long terme aux fabricants de semi-conducteurs. En outre, la couverture des composants est un facteur clé pour les entreprises et la collaboration avec les fournisseurs de semi-conducteurs peut générer des avantages commerciaux et d’approvisionnement. 04) Stratégies d’approvisionnement en semi-conducteurs La crise actuelle dans l’industrie des semi-conducteurs, qui a été exacerbée par la pandémie de Covid-19 et les catastrophes naturelles. En particulier, le secteur automobile a été confronté à des pénuries le long de la chaîne d’approvisionnement. Les inventaires disponibles ont dû être répartis selon une approche de partage équitable à chaque étape de la chaîne de valeur. Toutefois,

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LE MARCHE DES SEMI-CONDUCTEURS ATTEINT UN NIVEAU RECORD EN 2022

Introduction Le marché des semi-conducteurs est constitué de plusieurs segments tels que les semi-conducteurs automobiles, les semi-conducteurs dans l’électronique grand public, les communications filaires, le traitement des données, et la mémoire. En 2021, tous les grands groupes d’applications ont enregistré une croissance du chiffre d’affaires à deux chiffres, allant de 11% pour les communications filaires à 36% pour les semi-conducteurs dans l’électronique grand public. En 2022, le chiffre d’affaires record a été mixte, le point culminant étant le marché des semi-conducteurs automobiles en hausse de 21% en glissement annuel. À l’autre extrémité se trouvait le segment du traitement des données, qui a diminué de 6% en glissement annuel en raison d’une demande affaiblie pour les PC et autres applications. Bilan fin 2022 Le marché de la mémoire a été le plus touché par le ralentissement actuel. Il a atteint un chiffre d’affaires record de 46,5 milliards de dollars au troisième trimestre 2021. Cependant, le quatrième trimestre 2022 n’a représenté que 52% de ce chiffre, avec un chiffre d’affaires de seulement 24,1 milliards de dollars. Cette baisse est due à trois raisons principales selon le principal analyste principal de DRAM, Lino Jeng : une baisse rapide de la demande en technologies de l’information qui s’est produite à la fin de la pandémie de Covid-19, un excès de stock dû à des investissements record des fabricants de mémoire au point d’inflexion de la demande, et la contraction de l’économie macroéconomique et le ralentissement de la demande en technologies de l’information en raison de la hausse des taux d’intérêt par les banques centrales de chaque pays. Les prix ont également fortement chuté au quatrième trimestre 2022 en raison des tentatives des fournisseurs d’élargir les ventes pour réduire le stock excédentaire. Le classement des entreprises de semi-conducteurs en fonction de leur chiffre d’affaires en 2022 a vu les deux premières places rester occupées par les mêmes entreprises que l’année précédente, mais leur chiffre d’affaires combiné a diminué d’environ 24 milliards de dollars par rapport à 2021. Les entreprises spécialisées dans la mémoire, SK Hynix et Micron, ont toutes deux perdu une place, permettant à Qualcomm et Broadcom de gagner chacune une place dans le top 5. En termes de régions, la Chine a continué à être le plus grand marché de semi-conducteurs en 2022, représentant 35 % du chiffre d’affaires mondial, soit une augmentation par rapport aux 32 % de l’année précédente. Les États-Unis ont également enregistré une forte croissance, avec une augmentation de 23 % du chiffre d’affaires en glissement annuel, ce qui représente une part de marché de 17 % en 2022. En revanche, le Japon a vu sa part de marché chuter à 8 % en 2022, contre 11 % en 2021, en raison de la diminution des ventes de semi-conducteurs pour l’industrie automobile. Malgré les baisses enregistrées ces derniers trimestres, les perspectives pour le marché des semi-conducteurs restent positives pour les années à venir. Les secteurs émergents tels que l’Internet des objets (IoT), la 5G, la réalité virtuelle et augmentée (VR/AR) ainsi que l’intelligence artificielle (IA) devraient stimuler la demande de semi-conducteurs. De plus, les gouvernements et les entreprises du monde entier ont pris conscience de l’importance des semi-conducteurs pour l’économie et la sécurité nationale, en particulier dans le contexte de la pandémie de Covid-19 qui a entraîné des pénuries de semi-conducteurs dans certains secteurs. Le président américain Joe Biden a ainsi annoncé un plan de 52 milliards de dollars pour stimuler la production de semi-conducteurs aux États-Unis, tandis que la Chine a également investi massivement dans ce domaine pour devenir plus indépendante vis-à-vis des fournisseurs étrangers. Conclusion En conclusion, le marché des semi-conducteurs a connu une année record en 2022 malgré les baisses enregistrées ces derniers trimestres. Le segment automobile a été l’un des principaux moteurs de croissance, tandis que le marché de la mémoire a été le plus touché par la baisse de la demande. Les perspectives pour les années à venir restent positives grâce aux secteurs émergents tels que l’IoT, la 5G, la VR/AR et l’IA, ainsi qu’aux investissements des gouvernements et des entreprises dans la production de semi-conducteurs.

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Où va le marché des composants électroniques en Avril ?

OÙ VA LE MARCHÉ ? SOMMES-NOUS SUR UNE VRAIE DÉTENTE ? QU’EST-CE QUI SE PROFILE A L’HORIZON ? Comme à chaque fin de trimestre, AGIGA a réalisé son sondage relatif aux difficultés d’approvisionnement des composants électroniques. Le T1-2023 confirme encore la tendance d’amélioration ressentie par les services achats. En effet, aux propositions : *** LA SITUATION S’AMÉLIORE *** : La réponse est de plus en plus positive. Partie de 4% en T1 2022, la confiance bénéficie d’une amélioration croissante depuis et a atteint désormais 29% en T1 2023. *** LA SITUATION RESTE DIFFICILE *** : Pour autant, c’est la stabilité qui l’emporte largement encore ce dernier trimestre avec un ressenti partagé à 71%, quasi inchangé depuis maintenant 4 trimestres. *** LA SITUATION SE DÉGRADE *** : NON ! Elle ne se dégrade plus du tout. Aucun des témoignages n’a choisi cette option… +++ Mais où et pour combien de temps ? +++ 👉 La tendance générale constatée aux 3 trimestres précédents se renforce donc encore en ce début 2023. La perception très majoritaire des acheteurs industriels est : “Le marché reste très difficile avec une amélioration continue”. 👉 On constate par ailleurs, sur le terrain, que certaines familles de produits, “commoditaires” multisources se sont bien détendues. Les produits plus “propriétaires”, monosources restent sous fortes tensions avec des délais toujours supérieurs à 26, voire 52 semaines. 👉 De fortes difficultés d’approvisionnement persistent chez certains fabricants chez qui peu ou pas d’améliorations sont visibles. 👉 Enfin, la situation de chaque famille dépendra de la technologie utilisée. Je vous ferai parvenir prochainement une synthèse Nous avons changé d’ère ! Les perturbations liées à la pandémie et au rebond qui a suivi ont dessiné un nouveau modèle. L’augmentation du besoin de semi-conducteurs sur le marché automobile, la nécessaire souveraineté des pays, l’armée qui s’appuie sur des armes de plus en plus intelligentes, les conflits géo-économico-politiques… sont par ailleurs des phénomènes durablement installés et provoquant de fortes instabilités de nos supply chains. À chaque perturbation, les cartes sont rebattues, les unités de production ré-affectées impactent différemment selon les technologies utilisées, notamment celles supérieures à 90 nm, sujet que nous traiterons très prochainement. ——– AGIGA est une place de marché qui met en ligne et vend les stocks de composants électroniques. Basée sur un modèle vertueux, direct, transparent et faible coût, AGIGA est le trait d’union local entre industriels. Rendez-vous début juillet pour réévaluer la situation avec notre baromètre AGIGA. Linkedin

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